Coop 5 pour 100 : à l’heure du choix / Ouest France 8 mai 2017

Coop 5 pour 100 à Caen : l’heure du choix

La Coop 5 pour 100 réfléchit à son avenir. Doit-elle accepter le bail que lui propose la communauté urbaine Caen-la-Mer ou chercher un autre local ?

Jean-Philippe GAUTIER.

http://aprg.fr/wp-content/uploads/2017/07/logo-OF.jpg

À peine installée dans son local du cours Montalivet, la Coop 5 pour 100 apprend que son bail définitif, si elle signe, prendra fin en décembre 2019. Les adeptes de l’économie participative ont organisé une réunion, samedi 6 mai 2017, pour réfléchir à leur avenir.

Samedi matin, dans le grand bâtiment du 20, cours Montalivet, occupé par la Coop 5 pour 100, l’heure est grave. Un courrier émanant de la communauté urbaine Caen-la-Mer, reçu il y a quelques jours, vient de chambouler les projets de la société coopérative d’intérêt collectif (Scic). La proposition de bail définitif émise par la collectivité prendra fin en décembre 2019. Après de longues recherches, les sociétaires avaient jeté leur dévolu, en novembre 2016, sur ce vaste hangar de 1 800 m2 pour développer leurs activités. Sur son site Internet, la Coop présente l’endroit comme  « un lieu ouvert à tous pour bricoler, réparer un objet du quotidien, apprendre à cuisiner ou tout simplement prendre un café, déjeuner, assister à un spectacle… » . L’objectif de ces adeptes de l’économie solidaire consiste à  « proposer de nouvelles solutions pour assurer nos besoins et nos envies du quotidien de manière participative ». Un projet qu’ils comptent bien inscrire dans le long terme et qu’un bail de deux ans et trois mois pourraient contrarier.

 

Trois options

Samedi matin, le groupement de coordination de la Scic avait invité tous les sociétaires et souscripteur à une réunion d’information. Laetitia Millon, l’une des deux salariés de la Scic, a clairement exposé la situation.  « Les 100 000 euros d’investissement programmés pour une remise aux normes et financés par un emprunt, sont remis en cause. Les banques ne souhaitent pas s’engager pour un délai aussi court ». Sans ces travaux, impossible pour la Coop d’accueillir du public et de mettre en place certaines activités. Dès lors, plusieurs options ont été envisagées par les porteurs de projets.

« La première,  expose Laetitia Millon,  consiste à signer le bail et développer nos activités ici. Mais selon quel modèle économique ? Et pour quel public ? Et qui porterait le projet, des bénévoles ou des salariés ? ». Deuxième option :  « Quitter les lieux et chercher un autre bâtiment ». Le hic, c’est que les coopérateurs ont mené d’importantes recherches avant d’opter pour le cours Montalivet. « Nous avons l’impression d’avoir fait le tour de ce qui était disponible », tempère la porte-parole de la Coop. Enfin, troisième possibilité : « Séparer nos activités sur plusieurs sites », au risque de désorienter les 380 adhérents et 230 souscripteurs de la Coop 5 pour 100.

 

Des groupes de travail

Après deux heures de débat, aucune décision n’a été prise. Ce n’était d’ailleurs pas l’objectif de cette réunion.  « Aujourd’hui, nous voulions comptabiliser nos forces vives et montrer que nous avons énormément d’énergie pour faire avancer notre projet ». Dans l’assistance, les messages d’encouragement et de mobilisation ont été à la hauteur de l’espérance des porteurs de projet.  « Nous croyons énormément dans ce que vous faites et vous pouvez compter sur notre engagement », a promis une adhérente, sous un tonnerre d’applaudissement.  « Faisons savoir que la Coop 5 pour 100 n’est plus un projet, mais une réalité et une opportunité de créer des emplois », a suggéré une autre.

Avant de mettre un terme à la réunion, les sociétaires ont procédé à la constitution de groupes de travail qui devront aboutir sur le choix d’un des trois scénarios proposés.

/ Printemps de la coop/

Très forte affluence à la Coop en ce samedi après-midi. Ambiance familiale et conviviale d’un lieu citoyen, participatif et coopératif…

Plusieurs centaines de personnes ont pu découvrir la Coop, participer aux nombreux ateliers, acheter les articles de la Ressourcerie et du Pôle Alimentation, assister aux spectacles pour les enfants, partager un repas proposé par les bénévoles de la Coop.

Merci à nos partenaires : le Grape, Vélisol et Artifaille.

Printemps de la Coop – 6 mai 2017

Programme du Printemps de la Coop

12h – 14h

Repas proposé par la Coop

14h – 18h

Ateliers participatifs

– Apprendre à réaliser un meuble simple en palette

– Apprendre à tapisser une chaise

– Apprendre à PATINER UN OBJET EN BOIS

– Apprendre à réaliser ses produits ménagers à base de produits naturels

– Aide à la réparation informatique et installation de logiciels libres, conseil et formation (Association Artifaille)

– Loisirs créatifs

Ateliers pour enfants

– Loisirs créatifs

– Ateliers philo et méditation (DE 15h à 17h)

– Jeux de société

Ateliers de sensibilisation

– Tri des déchets au quotidien (GRAPE)

– Mieux connaître les produits dangereux (GRAPE)

Espaces de ventes

– Matériel informatique

– Ressourcerie (meubles, livres, vaisselle, bibelots… de 2ème vie !)

– Épicerie bio, légumes et plantules

16h

Spectacle pour enfants

18h30

MUSIQUE

Et toutes les heures, présentation de la Coop 5 pour 100 et de ses perspectives !

Bar et petite restauration toute l’après-midi !

Nos partenaires présents :

 

Tendance Ouest – 30 mars 2017

Le zéro-déchet, leur nouveau mode de vie

Le
Par : Margaux Rousset

Réparer les objets au lieu de les jeter, acheter ses aliments en vrac plutôt que d’utiliser des emballages en carton… Tels sont les objectifs que des habitants de Caen tentent de mettre en place.

Bibelots, vaisselles, livres, appareils électroménagers… tous les objets du quotidien peuvent avoir une nouvelle vie. Éviter les déchets et réutiliser les objets, c’est le pari que se sont lancé les adhérents de la Coop 5 pour 100 de Caen (Calvados) à travers leur ressourcerie. Le cheminement est simple. « Nous récupérons par différents types de collectes les objets dont les gens n’ont plus usage soit parce qu’ils font doublon, soit parce qu’ils sont cassés et qu’ils ne savent pas les réparer« , explique Lætitia, salariée coopératrice.

 

L’objectif ? Réduire la poubelle noire

Une fois récupérés, les objets sont pesés pour que les usagers se rendent compte des kilos qu’ils n’ont pas jetés. « Nous prenons tous les objets du quotidien. On a même un parapente que nous n’avons pas encore pesé« . Les objets sont ensuite nettoyés et triés, réparés si c’est possible ou transformés pour un autre usage. « Si on ne peut vraiment rien en faire, ils vont dans des filières de recyclage pour une transformation matière. Dans le pire des cas, on les jette dans ce que l’on appelle une poubelle ultime, et notre enjeu c’est que cette poubelle noire soit la plus petite possible. » Le principe de la ressourcerie est donc de diminuer la part de production de déchets sur le territoire et de sensibiliser à la surconsommation et à la pollution.

La Coop 5 pour 100 a récemment obtenu le statut de Société Coopérative d’Intérêt Collectif (Scic). « Nous avons obtenu le permis pour réaliser des travaux à l’intérieur de notre local« , explique Laetitia. Des travaux qui commenceront en juin pour une ouverture de la Coop en septembre. « En plus de la ressourcerie et du magasin, il y aura des ateliers de réparation partagés, un espace cantine avec des produits locaux et une épicerie d’alimentation en vrac. »

 

Le vrac, plus écologique et plus économique

Le vrac, c’est aussi le nouveau mode de consommation que vont proposer deux amies Caennaises, Amélie et Mathilde. Cet été, au 14 rue Gémare, leur boutique Le comptoir du vrac va voir le jour. « C’est une épicerie sans emballage, de produits locaux et/ou bio« . Des bocaux et sachets en tissus réutilisables seront proposés dans le magasin. « Les gens peuvent également venir avec leurs propres emballages pour faire leurs courses« . Économique et écologique puisque les consommateurs ne vont payer que la quantité de produits qu’ils ont pris et non plus l’emballage. « Le vrac c’est entre 15 et 30% moins cher. Lorsqu’on achète un paquet de pâte par exemple, un peu moins de la moitié du prix correspond à l’emballage et au marketing qu’il y a autour de la marque. Tout ça c’est retiré quand on achète en vrac« . Pour leurs produits, les deux jeunes femmes ont fait appel à une vingtaine de producteurs locaux, proches de Caen. Pour les produits qui ne seront pas normands, « ils seront tous français et bio« .

Plus de 2 000 personnes suivent l’initiative des deux jeunes femmes sur leur page Facebook. « C’est encourageant et ça nous pousse à y croire« . Une vraie demande qui est en train de s’installer et qui trouve des adeptes dans le Calvados.

 

30% d’emballage dans notre poubelle

Les deux amies pratiquent elles-mêmes, non pas le zéro-déchet total « car c’est bien compliqué« , mais la réduction au maximum des déchets dans leur quotidien. Elles livrent quelques petites astuces. « Au quotidien nous réutilisons un maximum de chose. Par exemple lorsqu’on achète des aliments, on peut les prendre en bocaux pour pouvoir ensuite le réutiliser« . Une autre idée, celle du compost. « On sait que 30% d’une poubelle correspond à des déchets organiques. Donc, si on les enlève en les compostant pour les réutiliser pour nourrir les plantes par exemple. Les emballages correspondent également à 30% de notre poubelle de base. Donc il y a pas mal de choses à faire facilement, il suffit d’avoir les bons outils« , concluent-elles.

Nouveaux arrivants et partenaires

La SCIC a le plaisir de compter parmi ses partenaires coopérateurs un nouveau visage, celui de la Communauté d’Emmaüs de Caen-Tailleville depuis la fin du mois de février. Par ailleurs, une vingtaine de nouveaux coopérateurs a été accueillie lors d’une réunion en fin de matinée le 11 mars dernier. Ils ont ainsi pu découvrir plus en détail le fonctionnement de la structure et les différentes activités qui s’y déroulent.

En outre, trois étudiantes en Master GREEN de l’Université de Caen sont venues bricoler à la Coop le temps d’une journée de vacances. Elles se sont ainsi initiées aux ateliers partagés.

Une convention de partenariat a été conclue avec le Centre socio-culturel CAF du Chemin Vert pour œuvrer ensemble sur le développement durable avec coopérateurs et usagers du centre.

Bonne dynamique à la Coop 5 pour 100 !

Depuis sa création, le 7 janvier 2017, la SCIC Coop 5 pour 100 a déjà fédéré plus de 150 coopérateurs, futurs usagers, et ses premiers partenaires, à savoir : La Boulangerie Bio Les co-pains, Vélisol Ateliers Vélo Solidaire, Normandie Équitable, Aux légumes du moulin, Vin Chez Toi, Les Vergers de la Frestellée, À fond éthique, Territoires pionniers / Maison de l’architecture – Normandie, Café Dauré frères, Le Jardin de la Petite bruyère, Emmaüs et la fondation d’entreprise Legallais.
Et ce n’est que le début, les souscriptions de parts sociales peuvent se faire à tout moment pour toutes celles et ceux qui souhaitent s’associer à cette coopérative.

La réalisation des travaux de mise aux normes et d’aménagement du local situé sur les quai de l’Orne, derrière la gare, dans lequel va se développer l’activité pendant les trois premières années permettra l’ouverture de l’ensemble des services au grand public. Cette dernière étape débutera prochainement dès l’obtention des financements nécessaires pour ces investissements et de la signature de la convention finale d’occupation du local gracieusement mis à disposition par la Communauté Urbaine Caen La Mer Normandie.

Mais pour les nombreux bénévoles qui ont participé à la mise en œuvre de ce projet, la Coop 5 pour 100 est déjà en marche. En effet, pour tester notre fonctionnement collectif, plusieurs activités sont déjà proposées :

  • le groupement d’achat permet d’approvisionner les familles des coopérateurs par une quinzaine de producteurs et fournisseurs locaux. Ces derniers livreront par la suite l’épicerie ;
  • les ateliers partagés sont ouverts aux bénévoles deux jours par semaine et permettent l’échange de différents savoir-faire ;
  • la ressourcerie organise la valorisation des premiers objets collectés pour les proposer à la vente auprès de ses coopérateurs et contribue d’ores et déjà à la réduction de déchets sur le territoire ;
  • l’équipe cantine propose mensuellement des repas au Café Sauvage.

Pour rencontrer les coopérateurs et en savoir plus sur le projet, rendez-vous à la Coop 5 pour 100, 20 Cours Montalivet, de 13h à 17h tous les premiers samedi du mois

Pour souscrire : téléchargez le bulletin et consultez les statuts.
Pour les nouveaux souscripteurs, la prochaine réunion d’accueil est prévue le samedi 11 mars prochain le matin. Participez au sondage pour fixer l’horaire

Souscription des premiers partenaires de la Coop

La Fondation d’entreprise Legallais s’associe à la Coop 5 pour 100 en prenant part à son capital. Elle devient ainsi le 11ème partenaire coopérateur après l’entrée au capital de :
La Boulangerie Bio Les co-pains, Vélisol Ateliers Vélo Solidaire, Normandie Equitable, Aux légumes du moulin, VIN CHEZ TOI, Les Vergers de la Frestellée, À fond éthique, Territoires pionniers I Maison de l’architecture – Normandie, Café Dauré frères, Le Jardin de la Petite bruyère.

 

Forte mobilisation à la création de la SCIC Coop 5 pour 100

scicSamedi 7 janvier, les membres de la Coop 5 pour 100 se sont réunis à la Maison du Vélo lors d’une assemblée générale pour constituer la SCIC Coop 5 pour 100.  

 

Une centaine de souscripteurs enthousiastes et engagés ou simplement tentés par l’aventure de l’économie collaborative et solidaire se sont rassemblés samedi 7 janvier pour officialiser le changement de statut d’association en société coopérative d’intérêt collectif (SCIC).

Une SCIC associe autour d’un projet des acteurs salariés, des acteurs bénéficiaires et des contributeurs (associations, collectivités, sociétés, bénévoles, etc.) pour produire des biens ou des services d’intérêt collectif au profit d’un territoire ou d’une filière d’activités.

Ce statut va permettre à la Coop 5 pour 100 d’engager les investissements nécessaires et de démarrer les activités commerciales du lieu tout en gardant un fonctionnement participatif et un but non-lucratif.

La SCIC Coop 5 pour 100 porte le projet de faire vivre au 20 Cours Montalivet à Caen un magasin général, une ressourcerie, des ateliers partagés et des espaces de convivialité dont un bistrot-cantine dans une démarche participative et coopérative.

Les activités démarreront cette année après des travaux d’aménagement et permettront l’embauche d’une douzaine de salariés durant la première phase de développement.

Ce projet de territoire est sorti du cadre d’une simple mobilisation citoyenne des habitants comme en témoigne le bilan de la première vague de souscription : 938 parts ont déjà été prises par 131 sociétaires dont des associations et des producteurs de Normandie.

Les souscriptions sont toujours possibles et bienvenues (Voir le bulletin de souscription) pour les personnes, associations, entreprises ou collectivités qui souhaitent devenir associés.

Pour télécharger les statuts

Enregistrer

1 19 20 21 22 23 28