Questions-réponses sur l’épicerie de la Coop 5 pour 100

Dans l’épicerie, presque tous les produits sont bio, qu’en est-il des autres ?
Les autres produits sont « bio pour ainsi dire » : on connaît les producteurs et les productrices, leurs manières de travailler et de respecter la nature. Ils pratiquent l’agro-écologie, n’utilisent pas de pesticides, ni d’engrais de synthèse, respectent le bien-être animal et s’approvisionnent localement.

Qu’est-ce que vous entendez par fruits et légumes de saison ?
Cela veut dire qu’on revient aux habitudes sensées d’avant l’industrialisation et l’internationalisation de l’agriculture : produire et manger ce que la terre donne, ici et maintenant, à chaque saison. Pas de fraises en hiver. Des pommes à partir de l’automne (et après car certains produits sont conservés des mois en frigo à température ambiante si transformés -confiture, fruits au sirop…- et permettent ainsi d’en disposer sur de longues périodes).
Nous achetons prioritairement aux producteurs et productrices locaux, et donc nous dépendons de ce qu’ils produisent.

Vous privilégiez les produits locaux, pourtant j’ai vu des bananes…
Une banane qui voyage par bateau des Antilles au Havre a un bilan carbone inférieur à son transport par camion du Havre à Rungis… Mais vous n’y trouverez pas d’avocat qui voyage en avion et a un bilan carbone catastrophique.

D’autre part, certains produits ne peuvent venir de nos contrées tempérées ; l’idée est alors se s’assurer de l’aspect « équitable » de la transaction avec les producteurs et productrices.

Le rapport du GIEC sur l’agriculture de début août 2019 préconise de réduire considérablement la viande dans notre alimentation pour agir pour l’environnement. Pourquoi en vendez-vous ?
Parce que réduire n’est pas supprimer (même si on peut). Parce que réduire permettra de s’auto-suffire avec la production nationale de vaches qui mangent de l’herbe et ainsi rendre les surfaces consacrées aux productions de soja ultramarines aux paysans de là-bas qui élèveront des vaches qui mangent de l’herbe pour les gens de là-bas : gagnant-gagnant…
Parce que la viande que nous vendons est garantie de qualité Agriculture Biologique, nous nous en sommes assurés en rencontrant les producteurs et productrices.
De plus, nous avons fait le choix d’en vendre peu.

 

Alors, on fait comment si on mange moins de viande ou plus du tout ?

Il est bien connu maintenant que les associations de céréales et de légumineuses remplacent avantageusement la viande dans l’alimentation : riz-haricots rouges, pâtes-pois cassés, maïs-fèves, avoine-soja, semoule-pois chiches, blé-lentilles (voir la page que le site de la Coop y consacre : céréales et légumineuses à la coop).

 

Comment sont établis les prix ?

Référons-nous au schéma décomposant un prix en grande surface établi par UFC-Que Choisir pour leur enquête sur les sur-marges de la grande distribution sur les produits bios pour expliquer nos prix :

1) Par choix, nous avons décidé de ne pas agir sur la partie du prix (partie verte du schéma appelée « prix expédition ») en laissant les producteurs et productrices fixer leur prix et en accédant à leur demande.

2) La marge brute est constituée de deux éléments :

– les coûts de commercialisation : pour que l’épicerie fonctionne, il est nécessaire de payer les charges incompressibles : loyer, électricité, etc. et de rémunérer les salariés. Ces coûts sont minimisés par la participation de bénévoles qui interviennent à tous les niveaux : identification des producteurs, des produits, accueil des clients, mise en rayon…, mais aussi veillent à éviter les pertes, quasi-inexistantes à la Coop, grâce aussi à la cantine qui absorbe les produits excédentaires largement avant leur date d’expiration.

– la marge nette : elle est inexistante à la Coop, nous n’avons pas d’actionnaires à servir.

3) La TVA est fixée par la loi.

Si malgré cela certains prix vous paraissent élevés, c’est parce que ce sont des produits d’exception ou des processus de fabrication qui demandent temps et technicité.

 

Qu’apporte l’épicerie de la Coop par rapport à l’offre alternative et bio actuelle ?
La Coop 5 pour 100 est un lieu au fonctionnement différent qui s’appuie sur tous ses membres et ses alliés-partenaires, est ancrée dans une perspective de transition écologique, un lieu coopératif sans profit, sans patron, sans marge nette, pour offrir un service à ses membres et à tous ceux qui souhaitent en profiter.

Sa caractéristique principale est le local, pour au moins 90% des références.

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