100 sur 100 pour la coop 5 pour 100

Plus de 46 ans après l’inscription dans la loi du principe « à travail de valeur égale, salaire égal », les salaires des femmes sont toujours, pour le même travail, inférieurs de 15,4 % à ceux des hommes (selon les derniers chiffres d’Eurostat, calculés pour 2017).

5 novembre 2019, 16h47, c’est la date et l’heure où, cette année, les femmes ont commencé à travailler « gratuitement », et ce jusqu’à la fin de l’année.

Le décret relatif aux modalités d’application et de calcul de l’Index de l’égalité femmes-hommes est paru au Journal Officiel le 09 janvier 2019. L’Index (une note sur 100) devra être calculé et publié chaque année par toutes les entreprises d’au moins 50 salariés.

À la Coop 5 pour 100, c’est 100 sur 100 !

témoignages de bénévoles

Comme on pourra s’en rendre compte, les bénévoles qui participent à la Coop 5 pour 100 témoignent de raisons d’engagement et ressentis divers ; ils et elles génèrent et bénéficient de la production de biens et services (valeur économique), de liens sociaux (valeur humaine), promeuvent et défendent une cause dans l’espace public (valeur éthique).

En fait, j’ai pris une part sociale pour aider la Coop, comme ça… en me disant que je trouverais bien deux heures par mois pour donner de mon temps, malgré le boulot qui me prend pas mal. Et puis finalement, je viens deux heures par semaine, j’ai trouvé un petit créneau, avec un bonne copine, on vient aider à l’épicerie…

 

″J’adore les livres, on en trie de toutes sortes, on voit des raretés…
J’ai acheté pour moi des polars et des livres jeunesse pour mon petit-fils.″

 

C’est un projet concret pour l’environnement, on met les mains ‘dans le cambouis’…, on donne une seconde vie à une multitude d’objets. C’est à l’échelle de l’agglomération, mais bon, comme on dit, ce sont les petits ruisseaux…

″Je suis retraité ; je ne me voyais pas rester chez moi à ne rien faire, et comme j’ai toujours été écolo dans l’âme, j’ai décidé d’aider le projet car c’est très souple, on vient quand on veut, comme on peut…″

 

Ben, j’ai pas mal hésité, je suis plutôt un gars timide. Mais la première fois, à peine arrivé, j’ai été embarqué dans le camion pour aller à la déchetterie chercher des trucs ! Mis dans l’ambiance direct ! On l’a rempli entièrement, ça gaspille dur !

″Quand j’étais gamine, j’aurais voulu être cheffe cuistote ! Mais… secrétaire à la compta… tout faux ! J’viens aider à la cuisine avec Isabelle : alors là, je m’éclate et j’apprends plein de recettes et de tours de main. On fait à manger pour les gens pour de vrai ! Je cuistote !″

 

Je viens au groupe tricothé le mercredi, j’ai toujours aimé ça ; ici c’est utile, à un moment dans l’année, vers la rentrée, on fait les bonnets, les écharpes et les gants pour les migrants de Ouistreham, ça, c’est bien pour ces jeunes-là…

″On s’apprend des trucs entre nous… L’autre jour, il y avait une belle chauffeuse, toute propre, presque neuve, les gens l’avaient jetée parce qu’un scratch était décousu, n’importe quoi… Bref, j’ai vu comment faire le point de couture, ni vu ni connu, comme neuf. Et hop, en magasin !″

Moi, j’aime bien aider les gens dans le magasin ; l’autre jour, une dame est arrivée, elle a pris tous les appareils de sport et de musculation pour monter une salle de sport à… Madagascar… ! On est même allé voir ensemble dans la réserve et elle a pris d’autres objets pour remplir le conteneur… Des chaises, des meubles, un lit bébé…

 

« Dans ma vie, j’ai pas mal été militant dans des partis, mais j’en ai eu marre, c’est pas pour critiquer, mais c’est beaucoup « grand causeux, p’tits faiseux »… quand même… non ? Bon, à la Coop, on se retrousse les manches, on donne dans le concret. Et puis, l’écologie… Y a pas à dire, c’est l’urgence. »

C’est drôle, mercredi dernier, y avait un p’tit jeune avec moi, on réparait une chaise, je me suis revu quand j’aidais mon grand-père, gamin… C’est la transmission…

 

″Je veux bien répondre, mais je ne suis pas coopératrice : on a été accueillis dans les ateliers de la Coop pour faire nos pancartes pour la manifestation de la Marche pour le climat, on a de la place et du matériel, c’est super pratique, on était dans l’urgence et on a gagné un temps fou. C’est ça « coopérer », non ?″

J’ai vu Fred Vargas à la télé [à La Grande Librairie] et je viens de finir son livre… Pfff, ça fait froid dans le dos… Faut y aller maintenant, on ne peut plus attendre. Alors, j’ai voulu m’engager et je suis venue voir la Coop 5 pour 100. J’y achète bio, ça ne me coûte pas plus cher au final car j’ai compris l’enjeu de réduire drastiquement notre consommation de viande.
En lisant l’affichette là-bas, on voit qu’ici on fait des choses concrètes :

« Ce que j’apprécie, outre l’égalité de pouvoir due à la structure coopérative, c’est la mixité et la parité entre hommes et femmes, Ainsi que le mélange entre jeunes et moins jeunes. »

Participer à la Coop m’a permis, pendant que j’étais au chômage, de garder la main sur mes compétences, tant techniques que relationnelles. »

« Moi, ce qui me plaît, c’est qu’il n’y a pas de chef… Bon, évidemment, on ne peut pas faire n’importe quoi, et là, si on a besoin, il y a toujours quelqu’un pour nous aider ou nous conseiller, mais pas de chef. »

Pendant que j’étais en activité, j’ai bénéficié d’une multitude de services venant de la collectivité, santé, assurances, associations… Pour moi qui suis retraité et alors que la collectivité continue à se cotiser pour ma pension, je trouve normal de rendre au collectif par du bénévolat, comme une manière de soutenir par mon action les emplois créés à la Coop.
L’idéologie dominante n’a retenu que le côté ‘compétition’ et ‘concurrence’ de la théorie de Darwin, mais si on la lit bien et si on regarde autour de nous, c’est d’abord la ‘coopération’ entre humains qui fait que ça tient debout.

« C’est un projet économique qui pourrait être démultiplié et dans un monde idéal, ça pourrait devenir dominant. On pourrait penser que l’économie est gérée par une prise en charge collective, est une réponse aux besoins sociaux et vitaux. Et duquel serait complètement absent ce qui est dominant aujourd’hui ; c’est-à-dire le profit, le consumérisme et l’individualisme ! Voilà, c’est ça la Coop, c’est cette prise en charge-là. Cette volonté de reprendre notre vie en main. »

Les partenaires recycleurs de la Coop 5 pour 100

Une des principales activités de la Coop 5 pour 100 est, à travers sa ressourcerie, de donner une seconde vie aux objets qui lui sont donnés ; ces objets sont fonctionnels ou réparables et remis en vente dans la boutique de la ressourcerie.

Mais certains objets, non fonctionnels et irréparables, sont des déchets que la Coop 5 pour 100 redirige vers les filières de recyclage dédiées lorsqu’elles existent.

Les deux principales filières sont :

– Les DEA, Déchets d’éléments d’ameublement (chaises, canapés, tables, rangements, lits…)

La Coop 5 pour 100 s’est inscrite dans le partenariat de l’Association nationale des ressourceries avec l’éco-organisme Éco-mobilier dans le cadre de la collecte des meubles qu’elle ne peut revaloriser.

– Les DEEE, Déchets d’équipements électriques et électroniques (tout matériel contenant un circuit électrique ou électronique)

La Coop 5 pour 100 s’est inscrite dans le partenariat de l’Association nationale des ressourceries avec l’éco-organisme Ecologic dans le cadre de la collecte des DEEE.

benne des DEA

 

La Coop 5 pour 100 devient également un point de dépôt DEA et DEEE. Ce service est un « dépannage », en profitant de la venue à la Coop pour éviter un déplacement en déchetterie ; les lieux principaux de dépôt de déchets pour la population restant les déchetteries.

http://www.paysdemontsalvy.fr/wp-content/uploads/2015/06/Env_Stockage_PAM.jpg

casiers métal DEEE

 

 

dépôt DEA Coop 5 pour 100

 

Revue des médias

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2016

 

SCIC, kesako ?

SCIC est le sigle pour Société coopérative d’intérêt collectif.

Les SCIC se situent dans le champ de ce qu’on appelle communément l’économie sociale et solidaire.


L’expression économie sociale et solidaire désigne les acteurs et les actrices économiques qui ont pour objectifs de renforcer les solidarités sociales et développer la valeur ajoutée sociale, à partir d’engagements citoyens.
L’économie sociale et solidaire est constituée de coopératives d’utilisateurs et d’utilisatrices (le capital appartient aux usager·ères), de coopératives de production (le capital appartient aux salarié·es-associé·es), de mutuelles, de fondations et d’associations ayant une activité économique au sens large (services marchands, non marchands et/ou non monétaires). [Depuis 2014 et la loi ESS, la famille des entreprises de l’ESS s’est agrandie aux sociétés commerciales qui poursuivent un objectif d’utilité sociale.]

À l’opposé des sociétés classiques de capitaux privés, les acteurs et les actrices de l’économie sociale et solidaire ont pour caractéristiques :

– une gestion démocratique (1 personne = 1 voix),

– un capital collectif et inaliénable,

– la non appropriation individuelle des bénéfices.

L’économie sociale et solidaire intervient en général pour répondre à des besoins délaissés par les services publics et les entreprises privées. Elle cherche aussi à expérimenter de nouveaux « modèles » de fonctionnement de l’économie.

En 2007, l’économie sociale et solidaire représentait près de 10% de l’emploi salarié en France, hors agriculture et 8% des salaires (source INSEE).


Historiquement, l’idée des SCIC est issue d’une réflexion du mouvement SCOP, datant lui-même du 19ème siècle.


Qu’est-ce qu’une SCOP ?

Les salarié·es sont associé·es et actionnaires majoritaires de l’entreprise, dont ils détiennent au moins 51% du capital social et 65% des droits de vote. Ils·elles participent aux choix stratégiques de l’entreprise et décident du partage des bénéfices. Chaque nouveau·elle salarié·e est invité·e à souscrire, s’il le souhaite, à une part du capital et devient alors co-entrepreneur·euse. Ils·elles sont égaux·ales en droits et en devoirs quel que soit le montant du capital investi. Une partie des résultats revient prioritairement aux salarié·es et une autre est attribuée aux réserves de l’entreprise pour assurer la continuité de l’activité.

Depuis 1884, date des premiers chiffres disponibles, jusqu’à aujourd’hui, le nombre de Scop est passé de 51 à 1707 en 2005 puis à 1959 en 2010. Au fil de l’histoire, et malgré des périodes de repli dans les années 50 et le milieu des années 80, l’entrepreneuriat coopératif ne cesse de se développer, 75 à 80 % des Scop sont créées ex nihilo. Les autres sont issues de transmission ou transformation, voire de reprise par les salarié·es en cas de redressement.

Concernant les secteurs d’activité, il n’y a pas de limitation sectorielle. 50 % des Scop sont actives dans le secteur des services, 28 % dans le bâtiment et les travaux publics et 22 % dans l’industrie. Si le secteur des services est plus concerné par les créations de Scop c’est parce que ce sont des activités économiques requérant peu de capital et beaucoup de matière grise. (source www.colibris-lemouvement.org)


L’institution juridique des SCIC, ce nouveau type d’entreprise, est récent, il date de la loi 2001-624 du 17 juillet 2001.


Qu’est-ce qu’une SCIC ?

Créé en 2001, ce statut permet d’associer autour du même projet des acteur·trices multiples : salarié·es, bénévoles, usager·ères, collectivités publiques, entreprises, associations, particuliers… tous types de bénéficiaires et de personnes intéressées à titres divers.

Elle produit des biens ou services qui répondent aux besoins collectifs d’un territoire par la meilleure mobilisation possible de ses ressources économiques et sociales. Elle s’inscrit dans une logique de développement local et durable et favorise donc l’action de proximité et le maillage des acteur·trices d’un même bassin d’emploi.

De plus, elle présente un intérêt collectif et un caractère d’utilité sociale garanti par sa vocation intrinsèque d’organiser, entre acteur·trices de tous horizons, une pratique de dialogue, de débat démocratique, de formation à la citoyenneté, de prise de décision collective et par sa vocation d’organisme à but non lucratif. (source www.colibris-lemouvement.org)


SCOP/SCIC

Le fonctionnement des SCIC est très proche de celui des SCOP : la gestion est démocratique (« une personne = une voix ») et le mode de fonctionnement ne privilégie pas la lucrativité.

L’entreprise appartient là aussi aux salarié·es, mais pas seulement, et c’est là qu’est l’originalité des SCIC, puisque le capital peut être détenu également par les bénéficiaires de l’activité (les client·es, les usager·ères, les fournisseur·euses) et par une troisième catégorie d’actionnaires regroupant des collectivités locales, des bénévoles, des groupes financeurs, etc.

Aucune de ces parties prenantes ne peut avoir la majorité, ce qui implique intrinsèquement un partage des pouvoirs. (source : www.economie.gouv.fr)

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Contact :
Coop 5 pour 100  –  20, Cours Montalivet  –  14 000 CAEN
06 30 34 49 49  –  courriel : contact@coop5pour100.com

 

 

 

 

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